[ Bah quoi ?! Le Ridicule ne tue pas heeeeiin c'est vrai ? :$ ]
Une journée de plus en banlieue, rien a faire comme d'hab, T'appelle un poto de galère, une vie misérable
En plein après-midi, tu viens de te réveiller, Le visage enflé rien pour t'égayer, le ciel est gris,
Tous les jours c'est dimanche, rien qu'tu maigris, Pourtant rien qu'tu manges, les soucis te rongent, t'rendent aigri Tu craches des glaires toxiques, vomis du liquide nocif, Par voie orale ou anale, t'es maladif, en manque de beef, Prêt à faire le mal dans le mal comme escroquer, Au risque de finir estropié, t'faire fumer, laisse croquer Tu mises ta vie sur un coup fourré, inconscient dans le fou rire, T'aimerais que tes petits frères s'en sortent comme ta caisse a la fourrière, Ca fout rien, mais trop de repos engourdit,
Avec un humour déplacé dont seules les crapules rient, Ca réjouit les uns d'voir les autres faire
les gogoles, Les grandes gueules qui te font passer le temps, rien que tu rigoles, Mais finiront allongées au sol, avec une balle logée dans le crane, Enfin quelque chose là-dedans, toi qu'avait rien dans l'crane, En plus ils racontent que d'la merde, ils ont la cervelle en panne, Moi les mythos m'font mal au crane, poto il me faut un doliprane, Ca se barre en alcoolo, empeste la garde a v' comme un clodo, T'arrives menotté, pété, aux urgences avec des crocs de crados, On ne sait même plus parler, je sais que vous vous en fichez, Le visage caché, dans les reportages de condés on ne fait que s'afficher, Justifier les clichés, fiché, fichu, le quartier est cuit, On est tous des maillons faibles, c'est désolant comme notre Q.I, Et même nos petites reuss deviennent des cailles, faut leur mettre des baffes, Elles jouent les chaudes en centre de rééducation, sorties de la Maaf, Deviennent des meufs a voyous, des michtonneuses à fond dans la came, Des boîtes branchées de Paname au festival de Cannes, Elles oublient qui elles sont, de qui elles viennent, d'où elles viennent..Tiennent peu de choses de leur mères, et n' pensent qu'a faire les chiennes, Se tortiller, certaines refusent de se servir de leur deux mains, De peur d'abîmer leur vernis et ce sont les mères de demain C'est grave comme l'argent a évincé les vrais valeurs, Du haut dealer au voleur, se repentir avant le malheur, Et d' s'écarter des troupeaux contaminés qui rejettent les préceptes, Rien qu'on accumule les péchés, qu'on indigne nos ancêtres, Plus de diplôme ni de formation, peu de carrières sportives. Chacun ses antécédents, son jugement, son tempérament Chacun son mandat, son parloir, son enterrement Sa mère en deuil, ses péchés, sa Salat, Ses hassanats, ça cogite, ne me racontes pas de salades, Les ghetto-métiers restent illusoires, y en a pas un qu'aboutit, On n'gagne pas l'argent a la sueur de ces outils, la taule t'abrutit T'amputes la raison, raffermit tes mauvaises passions, Fasciné par les anciens et leurs expressions, Ta mère meskina au bord de la dépression, J'appelle la racaille à une sérieuse remise en question, Pour se ranger y a mieux que l'argent, y a la religion, Se retirer des ghettos-légions, pourquoi pas quitter la région ? Quand t'es au bout du rouleau, que le système t'met la tête sous l'eau Saoulé, chercher du boulot, t'rouler des joints.. Dans l'angoisse, traîner la poisse, comme un boulet Comme un ancien qu'a coulé, en chien qui s'fait des roulées Peur d'ton p'tit frangin, faut tailler avant de s'écrouler, Se faire trouer, écrouer à vie, échouer Vivre du RMI sans véritable ami, pour te secourir ou te secouer Pour changer y a pas de formules secrètes, j'suis pas là pour t'inciter Mais pour te dire des choses concrètes, avec véracité..